A la découverte du Sandre

Le sandre affectionne différents types de milieux, des grands lacs profonds, aux rivières moyennes. Il a un corps élancé, une tête allongée, et deux magnifiques nageoires dorsales dont la première épineuse. Ce poisson atteint un mètre au maximum pour un poids d'une dizaine de kilos. Il a une grosse activité nocturne et affectionne les eaux turbides où il est un super prédateur, notamment grâce à sa vision très développée. Il consomme essentiellement du poissons blancs, mais  aussi de l'écrevisse si celle-ci est présente. Il se reproduit chez nous au cours du mois de mai, période à laquelle les mâles construisent des nids puis les défendent. Durant cette période, on les appelle "charbonniers", car ils prennent une coloration très sombre. En Finistère, bien que la pêche aux leurres et au vif soit ouverte au 1er mai, le sandre ne doit pas être pêché durant cette période, les mâles étant particulièrement facile à attraper lorsqu'ils sont sur les nids. Ainsi tout sandre capturé entre le 1er et le 31 mai doit obligatoirement être  remis à l'eau.

Aulne

Comment le pêcher

Le sandre est un poisson fascinant, non pas dans le combat qu'il pourra nous apporter mais dans sa recherche. Car malgré que l'on soit assuré de sa présence, sa capture toujours aléatoire. Ce poisson, plutôt lucifuge, est plus actif en soirée ou tôt le matin, et il n'hésite pas à quitter ses profondeurs pour faire la chasse aux petits poissons blancs. Traditionnellement, c'est un poisson plutôt recherché au poissson mort manié qui reste une technique productive. La pêche au vif et au poisson mort surtout pourra également tromper la méfiance des plus gros spécimens. La technique la plus passionante reste tout de même le leurre et notamment le leurre souple. Il faut des modèles équipés de têtes plombées émettant de fortes vibrations, (shad et twist en priorité). Le choix du poste et du montage avec une plombée adaptée restent incontournables pour trouver ce poisson. N'oubliez pas qu'il affectionne les eaux profondes en journée à l'abri de la lumière ; le soir, il remontera chasser sur les plateaux...

aulne

Réglementation

Ce carnassier a la particularité de se reproduire en mai et reste particulièrement vulnérable durant cette période, ainsi, nous vous rappellons que sa pêche est interdite sur le département du Finistère durant le mois de mai. Tout sandre capturé accidentellement devra être obligatoirement remis à l'eau du 1er au 31 mai.

 

A la découverte du saumon atlantique

Eog, en breton. Grand voyageur de l'eau douce vers l'océan, le saumon atlantique est un symbole important de la biodiversité finistérienne. En effet, le saumon atlantique possède un cycle de vie qui l'oblige à vivre, alternativement, en eau douce et en eau salée. Ainsi, ce sont pas moins d'une vingtaine de cours d'eau en Finistère qui accueillent ce grand migrateur lors de son retour vers la rivière qui l'a vu naître et où, à son tour, il va perpétuer l'espèce.

On considère que le saumon atlantique se reproduit dans le cours d'eau où il est né. Ce phénomène de "homing" traduit la capacité du poisson à retrouver son chemin quand il arrive à proximité des côtes. Ne se nourrissant pas en eau douce, le saumon atlantique patiente, dans des secteurs profonds des cours d'eau, jusqu'à l'hiver (fin décembre) pour entamer sa phase de reproduction.

Creusée par la femelle, la frayère (sorte de nid) va abriter les oeufs jusqu'à leur éclosion (mars-avril). A l'issue de la fraie, les saumons atlantiques adultes, épuisés, meurent en majorité. Cependant, depuis plusieurs années, on remarque que de plus en plus de géniteurs sortent vivants de la reproduction et peuvent alors entamer un nouveau cycle.

Les tacons (terme qui désigne les juvéniles de saumons atlantiques) vont ensuite passer un à deux ans en eau douce avant de migrer vers l'océan. Pour anticiper ce nouvel environnement, les tacons subissent un certain nombres de modifications physiologiques pour s'adapter à l'eau salée. Ils prennent alors une livrée argentée carastéristique : on les appellent "smolt". 

Petit rappel : la pêche de ces juvéniles de saumons atlantiques est interdite et ils doivent obligatoirement être remis à l'eau si ils sont capturés en pêchant la truite par exemple.

Juvéniles de saumons atlantiques (tacons)

Durant leur phase marine, les saumons atlantiques vont se nourrir de crevettes et autres petits poissons, riches en protéines. Ce régime alimentaire leur permet de passer d'une taille de 20 cm à leur dévalaison à plus de 70 cm en une année en mer.

 Aujourd'hui, la population de saumon atlantique se scinde en deux composantes. D'un côté les saumons de printemps, de l'autre les castillons. Mesurant généralement plus de 70 cm pour plus de 4 kg, les saumons de printemps sont les "grands blancs" de nos rivières. Ils commencent à remonter en eau douce courant février jusqu'à fin mai. Saumons d'été, les castillons sont plus petits. Leur migration commence généralement en juin et est sujette aux variations estivales de débit. Depuis plusieurs années, on note aussi des remontées automnales de saumons atlantiques arrivant directement de l'océan.

Castillon d'un côtier du Finistère sud

Technique de pêche

Voilà bien un sujet qui a permis à de nombreux auteurs de noircir des centaines de milliers de pages depuis plus de deux siècles. C'est à la lumière de cette littérature qu'apparaît le côté passionnel de la pêche du saumon atlantique, en Finistère comme ailleurs. 

Dans le département, les techniques évoluent nécessairement en fonction des niveaux d'eau et de la réglementation annuelle. Il est donc particulièrement conseillé de bien consulter l'arrêté annuel fixant les modalités de pêche du saumon atlantique. Par ailleurs, il existe par bassin versant un système de quota de captures basé sur la déclarations obligatoires des prises. Valable pour les saumons de printemps et pour les castillons, ce système fait que la pêche ferme une fois le quota atteint.

Saumon de printemps pêché à la cuiller

Les techniques les plus employées sont la pêche au lancer notamment avec les fameuses cuillers "quimperloises",  et la pêche aux appâts naturels (ver, le plus souvent) qui a aussi ses adeptes mais plutôt dans les cours d'eau de taille modeste. Enfin, la pêche à la mouche, pratique ancienne et populaire en Finistère, est bien adaptée, en particulier pour la pêche des castillons. En tout état de cause, la pêche du saumon atlantique est assez aléatoire et peut être directement liée à une connaissance fine des postes des saumons atlantiques en fonction des niveaux d'eau. Pour autant, le meilleur moyen de capturer un saumon atlantique est bien entendu d'aller à la pêche. Alors profitez-en car c'est possible jusque fin octobre sur certains cours d'eau du Finistère.

Mouches à saumon

A la découverte de la truite arc-en-ciel

La truite arc-en-ciel (Oncorhynchus mykiss - aussi appelée Salmo gairdneri) est un salmonidé originaire du sous-continent nord-américain où il est commun, mais se trouvant également en Europe et en Amérique du Sud, où il a été introduit. L'espèce est aussi appelée saumon arc-en-ciel au Canada, le nom anglais le plus utilisé étant "steelhead trout".


Cette espèce mesure une longueur maximale observée de 120 cm pour le mâle ; un poids maximum observé de 25 kg ; une longévité maximale observée de 11 ans.


Son aire de répartition se limite normalement au sous-continent nord-américain : l'Amérique du Sud, ayant ses propres poissons autochtones, n'a de truites dans ses cours d'eau que depuis peu de temps. Les pêcheurs sportifs de tous continents ayant procédé à des empoissonnements, on retrouve en Amérique du Sud jusqu’en Terre de Feu, et bien sûr un peu partout en Europe.Dans son biotope d’origine, elle se reproduit naturellement en eau libre dès que la femelle atteint une taille d’une trentaine de centimètres. En Europe, les conditions d’une reproduction naturelle ne sont pas réunies. Il est pourtant difficile d’affirmer que cette espèce ne se reproduira jamais dans les rivières européennes. Cette anomalie s’explique partiellement du fait que la période de frai de la truite arc-en-ciel coïncide avec la période d’ouverture de la pêche des salmonidés, que les poissons introduits, issus de piscicultures, sont de taille modeste, dite « portion » soit 23 à 24 centimètres (ils atteindront rarement 30 centimètres avant d’être capturés) et qu’ils n’ont pas été sélectionnés pour la reproduction. La reproduction est constatée dans le bassin de la Soca en Slovénie et dans la Traun dans le Salzkammergut en Autriche, les individus atteignant leur taille maximale, la pratique du No kill et des eaux d'une rare qualité font que cette espèce introduite se reproduit dans ces rivières réputées mondialement pour la pêche sportive. Quelques cas de reproduction existe aussi en France notamment dans les Pyrénées.


En Finistère, elle ne se reproduit pas, on la retouve dans les plans d'eaux stockés et notamment sur le lac Saint Michel et du Drennec pour décupler les possibilités du loisirs pêche sur ces pièces d'eau.

 

Technique de pêche

À rédiger

 

 

A la découverte de la truite fario

La truite fario est le poisson emblématique des cours d'eau du Finistère. Des ruisseaux des Monts d'Arrée aux fleuves côtiers de Cornouaille, des Abers aux rivières discrètes du Pays Bigouden, la truite fario est partout présente. Méfiante, vive, elle se fond parfaitement à son environnement. Sa robe sera, ainsi, tantôt jaune lorsque la truite est postée au soleil sur un fond de sable et tantôt foncée voire noire lorsqu'elle vit au plus profond d'un amas de blocs.

Bien que territoriale à l'âge adulte, la truite fario sauvage n'en est pas moins un poisson migrateur. En effet, pour accomplir son cycle de vie, elle gagne les rus et petits ruisseaux pour s'y reproduire. Les juvéniles vont alors passer leurs premières années sur ces secteurs avant de regagner la grande rivière pour s'y développer.

trf frayere ruisseau pont marchad bv aven decembre2009

En Finistère, les cours d'eau préservés et entretenus offrent des habitats piscicoles de qualité qui permettent aux truites fario sauvage d'accomplir dans de bonnes conditions leur cycle de vie. C'est cette préservation des milieux qui permet aujourd'hui aux AAPPMA de mener une gestion piscicole de type patrimoniale.

Dans la rivière, la truite occupera différents postes en fonction de son activité. Sous berges, blocs rocheux, coulées entre les renoncules sont autant d'endroits susceptibles de "tenir" un poisson. Quoi qu'il en soit, le pêcheur devra garder à l'esprit qu'il traque des truites fario sauvages. Discrétion et approche de Sioux sont donc de rigueur.

Technique de pêche

En matière de pêche, le vagabondage est de mise le long des cours d'eau du Finistère. En effet, les techniques de pêche à roder sont bien adaptées à la prospection de tous les postes qui parsèment les cours d'eau.

Pour la pêche au toc, pêcher moderne et utiliser des fils de diamètres assez fins. Cela vous permettra d'être particulièrement précis dans les dérives. Au lancer, les petits poisson nageurs peuvent être fins limiers pour dénicher les truites. D'autant qu'ils sont peu utilisés. Spinning Power !

La pêche à la mouche est également bien adaptée aux cours d'eau du Finistère. Noyée en début de saison pour prospecter les grands plats courants où se tiennent les poissons. Ensuite, la pêche en sèche et surtout en nymphe permettra de prospecter les couloirs de renoncules, les petits courants où aiment à se tenir les truites durant les belles journées. Pour le coup du soir, après avoir repéré préalablement un beau plat situé juste avant une cassure, nouez à votre bas de ligne le traditionnel sedge ou, moins orthodoxe, une émergente en poil de lièvre. Une mouche qui n'imite rien de précis mais qui, souvent, fait la différence.

trf isole moulin richet septembre2009

Quelle que soit votre technique de prédilection, les truites fario sauvages du Finistère sauront vous combler. Et pour prolonger le plaisir de la pêche, vous pouvez opter pour l'appareil photo numérique en lieu et place du panier en osier.

nicolas 06 09 06

A la découverte des poissons blancs

Par poissons blancs, on entend l’ensemble des cyprinidés. Parmi les plus connus qui fréquentent nos rivières du Finistère, on trouve la brême, le gardon, ll’ablette, le rotengle, le vairon et le goujon. Les poissons blancs offrent une diversité dans la pêche sur le Finistère plus importante qu’il n’y parait, et cela à tout moment de l’année.

 

Plusieurs techniques sont possible pour débusquer ces poissons. Parmi les plus connues, on retrouve la pêche au coup, la pêche à l’anglaise, la pêche à la bolognaise et la pêche au feeder.

Les esches utilisées sont soit animales (vers de vase, asticots...) soit végétales (chènevis, maïs…).

Selon le poisson recherché et le moment de l’année, la ligne trainera au fond, entre deux eaux ou en surface…

Bourriche de gardon

A la découverte de la carpe

La carpe est un poisson de la famille des cyprinidés. Elle est présente dans nombre de plan d’eau du département ainsi que sur la partie Finistérienne du canal de Nantes à Brest. C’est un poisson à la morphologie assez variée, selon que l’on soit en présence de carpes "cuir", "commune" ou "miroir". C’est un poisson fouisseur, omnivore qui aime les eaux chaudes et calmes.

11 kg

Technique de pêche

La carpe est le plus gros poisson d’eau douce que l’on puisse trouver dans notre département. De ce fait, elle devient une espèce sympathique à rechercher pour les amateurs de sensations fortes.

La pêche de la carpe a pris énormément d’ampleur ces dernières années. Inspirée de techniques de pêche à l'anglaise, c’est une pêche ultra moderne avec un matériel adapté à toutes les situations. Elle peut se pratiquer à tous les niveaux, les carpes réagissant aussi bien au bon vieux maïs doux qu’à une bouillette savamment protéinée. Un montage coulissant avec un appât monté au cheveu suffit dans la plupart des cas à tromper la vigilance de ces dames.

Un repérage à l’avance des spots intéressants est nécessaire afin de mettre toutes les chances de son côté. A la tombée de la nuit, la carpe trahit souvent sa présence par des sauts qui s’entendent de loin. Et là où une carpe saute, il y a fort à parier que sa prise deviendra possible au gré de la nuit…

17.5 kg

A la découverte du brochet

Le brochet est le principal poisson carnassier présent dans les cours d’eau de 2ème catégorie et les plans d’eau du département. D’une forme longiligne et élancée, avec toutes ses nageoires orientées vers l’arrière, c’est le roi du sprint chez les poissons carnassier. Sa couleur va du vert olive au doré comme sur le lac Saint Michel. Sa large bouche fendue et munie de plus de 700 dents suffit à immobiliser les proies, poissons, crustacées,batraciens, voir petits rongeurs aquatiques.

Le plus souvent posté, même dans quelques dizaines de centimètres d’eau, il chasse à l’affût et capture ses proies lors d’une attaque éclair. En rivière ou en plan d’eau, on le retrouve à des endroits caractéristiques qui peuvent changer en fonction des niveaux d’eau comme le montre le schéma ci-dessous. En été, il est souvent sur les bordures au milieu de la végétation (nénuphar par exemple). En hiver, il descend se mettre au chaud dans les secteurs plus profonds.

Pour augmenter les chances de captures, il faut tenir compte de ces paramètres et bien garder ces endroits en tête. Comme toujours à la pêche, une approche discrète permet souvent de surprendre le poisson plus facilement.

Technique de pêche

Le brochet est un poisson intéressant à pêcher aux leurres. En effet, cette pêche dynamique permet de prospecter l’ensemble des postes susceptibles d’abriter un brochet et notamment les plus encombrés (amas de bois immergés, « champs » de nénuphars…).

Pour attaquer ces postes, il existe un type de leurre particulièrement efficace : le Spinner Bait. C’est une sorte de cuillère composée de deux tiges métalliques. Sur l’une sont fixées des palettes (parfois de formes différentes), sur l’autre se trouve un gros hameçon simple (cela blesse moins le poisson) souvent agrémenté d’une jupe en plastique. Les palettes émettent d’importantes vibrations qui attirent l’attention du carnassier et la jupe en plastique sert de signal visuel. Autre particularité et non des moindres, la pointe de l’hameçon est toujours orientée vers le haut. Cela évite donc les accrochages dans la plupart des situations.

Ce leurre est facile à manier, polyvalent et permet de pêcher juste sous la surface ou plus en profondeur. Il peut être ramené de façon linéaire ou en donnant des légers coups de cannes. Pour le brochet, il est aussi efficace de stopper la récupération, de laisser le leurre couler et de faire redémarrer le spinner - attention aux attaques brutales - Ces caractéristiques en font donc un leurre de première importance pour débusquer les brochets.

Encore plus Fun, son cousin le Buzz Bait permet de sortir un brochet d’un endroit particulièrement encombré. Muni d’une sorte de turbine, il brasse l’eau en surface et produit des attaques explosives qu’il faut voir pour le croire ! C’est un leurre qui peut faire la différence en certaine situation.

Le brochet se pêche aussi très bien aux leurres durs, toutes les familles de ces leurres sont exploitables selon la couche d’eau que l’on veut prospecter (surface, entre deux eaux, en profondeur...) Ainsi stick bait, jerk, crank et autres lipless sont autant de leurres à avoir dans sa boite pour traquer ce poisson.

Préférez les leurres en grandes tailles car le brochet n’est pas très regardant sur la taille du leurre. De plus, cela permet de sélectionner les poissons et ne prendre que ceux qui atteignent une taille raisonnable.

Dernier point sur les leurres, les leurres souples peuvent aussi faire partie de votre attirail. Montés sur un hameçon texan, ils deviennent de véritables leurres tout terrain qui peuvent vite faire succomber un brochet aux charmes planants de l’animation de ces « bouts de plastiques ».

Ne pas oublier ! 

Enfin, si vous recherchez spécifiquement le brochet, pensez à adapter vos bas de ligne en conséquence. Muni de ses dents très coupantes, le brochet sectionnera tout bas de ligne conventionnel si le fil vient frotter l’une de ces dents. Ainsi, il est conseillé de monter soit un bas de ligne acier ou titane, soit un bas de ligne nylon ou fluoro en 60/100 minimum.

A la découverte de la Perche

La perche fait partie des poissons carnassiers qui fréquentent habituellement les cours d’eau et étangs de 2ème catégorie piscicole du département. Elle ne ressemble à aucun autre poisson du fait de son costume rayé. Elle possède également deux nageoires dorsales qui se touchent quasiment, la première étant épineuse. Au repos, cette nageoire est généralement rabattue mais elle se redresse dès que la perche est active.

Et pour être active, la perche l’est durant une grande partie de l’année, sauf en période de reproduction (mars-avril). Ainsi, on la voit souvent chasser en bancs les malheureux alevins de poissons blancs qui jaillissent alors hors de l’eau pour échapper à leurs prédateurs. Durant ces périodes de boulimie, la pêche peut être très fructueuse. En prenant de l’âge, la perche devient plus solitaire et chasse en petit groupe de quelques individus de même taille. Cela signifie qu’en prenant une belle perche, il y en a sans doute une autre pas loin.

C’est un poisson qui aime fréquenter les endroits encombrés comme les arbres morts, les éboulis de cailloux. Elle ne dédaigne pas non plus se poster à des postes stratégiques comme les piles de ponts et les herbiers durant l’été. A la différence du brochet, la perche chasse à cours et n’hésite pas à poursuivre ses proies sur une distance assez grande. Opportuniste, curieuse, agressive, lunatique (car suivant parfois le leurre bouche cousue), la perche est un poisson intéressant à pêcher.

Technique de pêche

Jolie perche  de Saint Michel

A l’heure où se termine la saison de la pêche à la truite en 1ère catégorie, ce n’est pas le moment de ranger ses cannes. En effet, l’automne est LA période pour la pêche des carnassiers et de la perche en particulier. A cette époque, les perches commencent à faire leurs réserves pour l’hiver et sont friandes d’alevins de poissons blancs qu’elles pourchassent sans répits.
Pour allier efficacité et plaisir, les leurres de surfaces sont incontournables. Il en existe de deux sortes : les « poppers » et les « stickbait ».  La nage de ces leurres imite celle d’un poisson blessé qui navigue difficilement en surface.

Le « popper » se nomme ainsi en raison du son qu’il émet lorsqu’on l’anime par tirées successives. Il provoque ainsi des gargouillis qui attirent de loin les perches. Il est à utiliser de préférence lorsque les chasses battent leur plein. Le « stickbait » (littéralement leurre bâton) sait se faire plus discret grâce à sa nage en zig zag. Chaque coup de poignet permet en effet de désaxer le leurre pour imiter un poisson en train de fuir.

En période de frénésie alimentaire, les perches gobent véritablement ces leurres. L’attaque est brutale, et il faut faire attention de ne pas ferrer trop vite sous peine de retirer le leurre de la gueule des perches. Il ne faut parfois pas hésiter à stopper la récupération. La touche intervient alors souvent à la reprise de l’animation.
Pêche visuelle par excellence, elle procure un plaisir immense. Comme elle est tout à fait possible avec des cannes à lancer léger comme celles pour la truite. Vraiment, il ne faut pas s’en priver.

Autre temps fort de la saison, l’hiver s'accompagne de la montée des eaux dans les cours d’eau, et du rafraîchissement des eaux des étangs. Cette saison est le meilleur moment pour traquer les gros spécimens de perches. A la différence des pêches de surface très actives et dynamiques, le pêcheur fera ici preuve de méticulosité et de précision pour animer ces petits jigs et autres leurres souples à raz du fond, imitant tantôt une sangsue ou une écrevisse en mouvement. La touche se fera discrète, mais le ferrage ample du pêcheur concentré fera le reste et permettra de sortir de l’eau le plus beau spécimen de perche de l’année.

perche de l'Aulne

Astuce

On l’a dit, la perche aime fréquenter les endroits encombrés. Ces derniers peuvent se révéler pour le pêcheur, de véritables cimetières à leurres. Face à de telles situations, les leurres souples offrent des solutions très intéressantes. Ainsi les montages « texan » ou « carolina » permettent de faire nager un leurre au beau milieu des branches grâce à la forme particulière de l’hameçon dont la pointe ne dépasse pas du leurre. Le lest est généralement composé d’un plomb balle qui coulisse sur la ligne. Comme la perche est curieuse, il ne faut pas hésiter à gratter ce plomb balle avec un couteau pour lui donner des éclats brillants. Cela fait parfois la différence.

Autre solution : le jig. Il se compose d’une tête plombée équipée d’une brosse rigide placée devant l’hameçon, ce qui l’empêche d’accrocher les obstacles. En plus, la pointe est dirigée vers le haut. Autre technique intéressante pour tenter sa chance dans les arbres noyés et autres endroits rocheux, le jig couplé à un trailer. Il permet de pêcher à la verticale, en dandinant : c'est une méthode particulièrement efficace pour les perches.

 Release d'une perche de l'Aulne

A la découverte de l'Alose

L’Alose est un poisson migrateur méconnu qui mérite ses lettres de noblesse. Il existe plusieurs espèces d’Aloses mais toutes migrent vers les eaux continentales pour se reproduire en France. Dans le Finistère, celle qui est présente est la plus grande d’entre elle : la grande alose.

Elle a un corps fusiforme, comprimé latéralement, une bouche large, une couleur bleutée argentée et verdâtre sur le dos qui se nuance vers une couleur argentée au niveau des flancs et du ventre.

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Ce poisson remonte certains cours d’eau côtiers du Finistère d’avril à juin (avec un pic de migration en mai) afin de se reproduire sur les parties basses de ces cours d’eau. Elle est une aubaine pour le pêcheur qui sait s’adapter aux saisons et rechercher la pêche la plus fun du moment. 

Technique de pêche

La grande alose est un formidable combattant qui n’a rien à envier au saumon. Au bout d’une ligne, une alose ne s’avoue jamais vaincue. C’est un poisson cependant extrêmement fragile qui faut manipuler avec précaution, et remettre le plus rapidement possible à l’eau.

Ce poisson se pêche aussi bien à la mouche noyée, en nymphe qu’aux petits leurres légers, petits leurres métalliques brillants notamment.

Aux leurres, par exemple avec une petite cuillère tournante montée sur hameçon simple, la pêche est très simple. Il suffit de repérer la veine d’eau où stationnent les aloses, de lancer trois quart amont et d’entamer une récupération régulière le plus près possible du fond. Si elles ont un tempérament agressif ce jour là, les touches ne se feront pas attendre et l’émotion sera au rendez-vous.

Par ailleurs, rien ne sert de finasser avec ce poisson, sinon les combats s’éternisent et les chances de voir le poisson remis à l’eau se reproduire sont quasi nulles.

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